Trouver 45 minutes pour courir pour soi

Septembre a ce talent particulier : en quelques jours, l'agenda que l'on avait réussi à oublier pendant l'été recommence à ressembler à une partie de Tetris.

Seulement 3 jours depuis les vacances, et tu as l’impression que c’était il y a une éternité 😱😅 Le travail reprend son rythme. Les horaires des enfants aussi. Il faut penser aux inscriptions, aux rendez-vous, aux courses, aux mails en retard et à cette réunion de l association déjà calée un mercredi à 18 h…

Au milieu de tout ça, tu veux courir 45 minutes.
Sauf que ces 45 minutes sont souvent les premières que l'on négocie avec soi-même.
« J'irai quand j'aurai fini. »

On connaît ça, au final, on ne finit jamais vraiment.

 

Le sport (et donc toi) passe encore trop facilement après tout le reste

Ce n'est pas toujours un problème de motivation. On peut avoir très envie de courir et ne pas partir.

Parce qu'avant, il faudrait répondre à ce mail. Lancer une machine. Préparer le dîner. Vérifier les devoirs. Faire deux courses. Ranger ce truc qui traîne depuis trois jours.

Et quand tout le monde est à peu près satisfait, il est 20 h 12 et l'envie de courir a mystérieusement disparu.

C'est là que la question devient intéressante. Pourquoi notre sortie doit-elle systématiquement attendre que tout le reste soit réglé ?

45 minutes, c'est déjà une sortie

À la rentrée, il y a aussi cette petite tentation de vouloir « bien reprendre ».
Retrouver son rythme. Son kilométrage. Ses deux séances par semaine.
On peut aussi faire beaucoup plus simple.

  • Tu as 35 minutes ? Cours 35 minutes.
  • Tu avais prévu 10 km mais tu n'en as le temps que pour 5 ? Fais 5.
  • Tu es fatiguée et tu alternes course et marche ? Très bien, pas de pression.

Une sortie n'a pas besoin d'être parfaite pour compter. Et elle n'a surtout pas besoin d'être impressionnante une fois enregistrée sur Strava.

 

6 tips pour bloquer ses runs !

Pas de méthode miracle ici. En revanche, quelques habitudes changent vraiment la donne.

Mettre la sortie dans l'agenda. Pas « courir cette semaine ». Mardi, 18 h : courir. Le créneau existe avant que quelqu'un ou quelque chose ne vienne le récupérer.

Préparer ce qui peut l'être. Une tenue prête, les chaussures accessibles, le sac déjà équipé : ce sont quelques minutes gagnées, mais surtout quelques excuses en moins au moment de partir.

Inviter une amie. En courant avec sa BFF ou sa Running buddy, d’une certaine manière on se sent obliger d’y aller. Difficile d’esquiver à la dernière minute. Et il faut bien se l avouer c’est plus motivant !

Accepter l'imparfait. 30 minutes peuvent suffire. Une boucle près de chez soi aussi voire mieux. Il n'est pas nécessaire d'organiser une expédition pour que la sortie fasse du bien. Ce qui compte c’est de sortir !

Partager le créneau. Quand on vit en famille, entre coloc ou au bureau… dire « jeudi, je cours » change parfois beaucoup de choses. Le temps pour soi cesse d'être le temps disponible après celui des autres.

Compter 1 2 3 4 5. C’est la méthode pour se lever de sa chaise. Compter, et se lever avant le 5.

 

La charge mentale ne disparaît pas au premier kilomètre

On est d’accord, une sortie running ne va pas vider la boîte mail, préparer les repas de la semaine ou résoudre le planning familial.

Mais pendant 45 minutes, il peut se passer quelque chose de précieux : personne ne nous demande rien. Et c’est même pendant cette période que certaines solutions peuvent t’apparaître. C’est l’effet magique du running !

On avance. On respire. On pense à autre chose, ou justement à rien.

C'est aussi pour ça que certaines d'entre nous courent.


Cette rentrée, essaye peut-être de ne pas « reprendre »

Le mot lui-même met déjà une petite pression.
Et si tu commençais simplement par réserver un créneau ?

  • Pas 2-3 séances.
  • Pas un plan sur douze semaines et la pression de l’entraînement.
  • Et quand le moment arrive, pars avant d'avoir terminé tout le reste.
  • Tes 45 minutes aussi avaient leur place dans la journée.


Tu es plus forte que tu ne le crois !

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